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Troubles du sommeil des enfants : quelques pistes pour en venir à bout !

Dans mon article, "Comprendre les troubles du sommeil des enfants", j'ai exposé quelques notions indispensables à connaitre pour comprendre certaines mécanismes du sommeil.

Je vous livre maintenant quelques pistes à explorer et actions concrètes à mettre en place pour accompagner votre enfant vers un sommeil de qualité.


Quelques pistes à explorer pour comprendre ce qui se passe


- Quels sont les troubles observés ? Comment se manifestent-ils, à quel moment ?

troubles du sommeil des enfants

- Y a-t-il une cause médicale qui perturbe le sommeil ?

Pour les tout-petits, qui ne peuvent pas encore dire s’ils ont mal quelque part, il est important de commencer par vérifier cette donnée avec votre médecin/pédiatre :

Reflux gastro-oesophagien ? Douleurs digestives ? Otite ? Rhinite ? Eczéma (démangeaisons) ? Poussée dentaire ?

 

- Les conditions de sommeil sont-elles optimales : température dans la chambre, tenue adaptée, calme, obscurité...


- L’alimentation est-elle adaptée en quantité et en qualité ? La courbe de poids est-elle bonne ?


- L’enfant dort-il suffisamment au total sur 24 h ? (vérifiez avec le tableau du site Fée Dodo )


- Le coucher du soir et celui de la sieste sont-ils proposés au bon moment ?


- Comment l’enfant s’endort-il ? Retrouve-t-il ces mêmes conditions quand il se réveille la nuit ?


- L’enfant et/ou ses parents subissent-ils un stress important en ce moment ?


- L’enfant a-t-il un âge clé au niveau de ses acquisitions (« les régressions de sommeil » liées au développement) ? Généralement, autour de 4 mois (développement de la conscience du monde), 8-9 mois (conscience de la séparation et début de la mobilité à 4 pattes), 12-13 mois (marche), 18 mois, 2 ans, 2 ans 1/2


Quelques actions à mettre en place


Les causes de troubles du sommeil étant nombreuses, les actions pour l’améliorer le sont tout autant. En voici quelques-unes.

Il ne s'agit en aucun cas d'injonctions mais de propositions.


les rituels du coucher pour un sommeil de qualité

- Mettre en place un rituel précédant le coucher : par exemple, bain dans lequel on peut ajouter une cuillère d'hydrolat de fleur d'oranger, petit massage (voir plus bas), pyjama, dernière tétée ou dernier biberon pour les plus petits, histoire, chanson (toujours la même) et bercements, musique douce et lumière tamisée pendant le temps du rituel.

Par contre, si vous souhaitez que votre enfant se rendorme seul au cours de la nuit, je vous recommande de le mettre dans son lit éveillé, pour qu'il s'y endorme seul le soir (une fois passées les premières semaines où le besoin de proximité est très important et ne le permet pas forcément).

A noter que le rituel pour les siestes est beaucoup plus court que celui du soir (5 minutes) mais permet de donner le signal à l'enfant, que c'est le moment de dormir.


- Avoir une attitude cohérente avec les choix que l’on fait pour le sommeil de son enfant et en connaître les conséquences.

Par exemple, des parents peuvent faire le choix de donner une tétine à leur enfant et de lui laisser plus que quelques semaines. Mais dans ce cas, ils doivent savoir qu’il aura toujours besoin de sa tétine pour s’endormir et se rendormir lors des micro-réveils entre 2 cycles de sommeil. Et donc aura besoin de leur intervention la nuit.

Pareil pour l’endormissement au sein ou en étant bercé.e…

Si on choisit de faire la sieste avec son enfant, rester présent toute la durée de la sieste.


respecter le rythme et la fatigue de l'enfant pour un meilleur sommeil

-Respecter le rythme de l’enfant et lui permettre de la régularité pour son sommeil.


- Favoriser un coucher pour la sieste de début d’après-midi dès 12h30 (horaire plus favorable à l’endormissement au niveau physiologique).


-Maintenir une sieste aussi longtemps que nécessaire. Supprimer la sieste ne favorise pas le sommeil nocturne, au contraire ! L’enfant dort mieux lorsqu’il n’est pas en carence de sommeil.

Le seul problème serait une sieste trop tardive dans l’après-midi qui pourrait décaler l’endormissement du soir.


- Partager un moment de qualité avec votre enfant chaque jour (au moins 20 minutes)


- Encourager l’enfant à exprimer ses émotions au cours de la journée :

→ pour les tout-petits : il est important de ne pas les empêcher de pleurer, mais d'accueillir ces moments de pleurs, pour que l'enfant se sente accompagné dans l’expression de son émotion. De plus, le fait de pleurer fait baisser le taux de cortisol, ce qui est favorable au sommeil.

Vous pouvez lire mon article " Que faire face aux pleurs de votre bébé ?" sur ce sujet.


→ quand l’enfant grandit, et devient capable d’exprimer ses émotions autrement que par les pleurs, l’encourager à le faire avec des outils tels que « la météo du jour », des cartes « émotions », la roue des émotions…


- Mettre en place des outils de gestion du stress adaptés

cohérence cardiaque avec un tout-petit

→ la cohérence cardiaque : pour les tout-petits, elle est pratiquée par le parent avec l’enfant contre lui. Double effet ! Le parent baisse son niveau de stress et le jeune enfant qui s’est mis en cohérence cardiaque en suivant son rythme également.

Quand l’enfant grandit, les exercices respiratoires sont amenés par une petite histoire. Vous en trouverez quelques exemple, tirés du livre de David O’Hare, " Cohérence kid, la cohérence cardiaque pour les enfants " ) dans l'article " La cohérence cardiaque, un formidable outil de bien-être pour tous" .


→ l’activité physique en journée : régule le stress et facilite le sommeil, à condition qu'elle ne soit pas pratiquée le soir.


les massages pour favoriser le sommeil

→ les massages : ils peuvent faire partie des routines du coucher dès le plus jeune âge. Il est possible de masser l’ensemble du corps ou une partie avec une huile végétale.


Vous pouvez aussi vous concentrer sur les pieds de votre enfant et utiliser

certaines huiles essentielles comme la lavande vraie et la camomille romaine en application cutanée sous les pieds à partir de 3 mois (1 goutte d’huile essentielle dans 1 cuillère d’huile végétale).

points de réflexologie plantaire plexus solaire

Insistez sur le point correspondant au plexus solaire, siège des tensions accumulée toutes la journée (voir dessin ci-contre).


- L’utilisation de plantes sous forme d’infusion ou de sirops, d’hydrolats, ou de bourgeons sous forme de gouttes peut aider. Cette pratique est à individualiser selon l’âge et la problématique identifiée.


- Les élixirs floraux peuvent être utilisés dès 3 mois dans leur version sans alcool. Ils interviennent sur les émotions et sont eux aussi à adapter de façon individuelle selon le comportement de l’enfant.


- Se faire aider !!! Ne restez pas des mois ou des années avec un enfant qui dort mal. Je le répète : le sommeil est une clé de santé pour les enfants comme pour les adultes !

Un enfant, qui dort mal, n’est pas en pleine possession de ses moyens pour se développer, grandir, avoir un bon système immunitaire…


Choisissez un.e praticien.ne qui vous inspire confiance. Laccompagnement par un.e naturopathe vous apportera des clés pour améliorer le sommeil de votre enfant… et le votre !



Sources :

«  Le grand guide du sommeil de mon enfant »; Caroline Ferriol

« Naturo’enfants »; Charlotte Jacquet


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